
Les monuments communistes disparaissent des rues de Kiev, de Budapest et de Varsovie. L’Europe de l’Est liquide ses vestiges soviétiques au grand dam de Moscou, comme le décrit le quotidien moldave Timpul
Il n’y a pas si longtemps, le camp socialiste était encore planté de monuments à la gloire des libérateurs soviétiques. En très peu de temps, ces statues ont commencé à disparaître… pour refaire surface dans les vitrines de musées du communisme. La Russie a réagi durement à ce mouvement, accusant gouvernements et citoyens des anciens satellites de Moscou de céder à l’ultranationalisme de droite.
En Hongrie, les symboles communistes ont été interdits dès 1989. Les statues des soldats soviétiques ont été démontées immédiatement et rassemblées dans un musée en plein air – le Statue Park. Dans le centre de Budapest, un parking souterrain a scellé le sort de l’obélisque qui louait le courage du soldat qui libéra la capitale. Moscou avait donné son autorisation, soulignant toutefois qu’il était “prioritaire” qu’il refasse son apparition sur la place de la Liberté pour le bien-être des relations russo-hongroises… Même si l’Union mondiale des Hongrois a recueilli plus de 200 000 signatures pour sa destruction, le gouvernement socialiste n’a pas voulu gâcher le dialogue avec Moscou. En 2005, le leader communiste Attila Vajnai a tout de même été écopé d’une peine de prison pour avoir porté l’étoile rouge lors d’un mouvement de protestation.




